Grands témoins
Mardi 4 mai, de 10h à 10h30, Loïc Hay est intervenu sur le thème :
Attention, la géomatique 2.0 débarque !
En quelques mots : La géomatique a vécu dans l’ombre des services techniques pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, de nouvelles pratiques de l’information géographique se développent, qui transforment le citoyen en producteur de sa propre cartographie et de son espace. A travers de nombreux exemples (que nous analyserons tant du point de vue technique que de leur usage), nous montrerons comment cette émergence induit un changement dans le rapport du citoyen à l’espace public et influe donc plus ou moins directement sur la géomatique « traditionnelle » et ses usages.
Qui est Loïc Hay ? Après une formation en droit et sciences politiques, il a travaillé pour le Conseil général de l’Essonne puis la ville de Colombe, avant de rejoindre l’ARTESI Ile-de-France en 2004 en tant que chargé de mission Internet public et citoyen. Depuis dix ans, il observe l’évolution des NTIC et aide les collectivités à développer une stratégie Internet au service des citoyens.
Une rencontre qui nous a rapidement mis dans le bain des problématiques actuelles !
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Mercredi 5 mai, de 14h30 à 15h, Dominique Boullier a évoqué le thème :
Des SIG à la cartographie contributive : politiques de l’exploration spatiale
Un compte rendu de cette intervention sera prochainement en ligne
En quelques mots : Avec la liste et le tableau, la carte constitue la technologie cognitive la plus puissante pour traiter et faire émerger des connaissances. Son usage de masse sur les supports numériques l’a petit à petit transformée en plan ou en photo, au prix d’une perte de rigueur et de définition précise des entités décrites qui avaient été forgées par les géographes avec des codes visuels reconnus. La cartographie contributive offre cependant des ressources cognitives qui peuvent être composées avec les qualités des SIG à travers plusieurs évolutions :
- Passer de la carte qui sert à mémoriser à la carte qui sert à agir
- Passer de la codification réalisée a priori en s’appuyant sur les catégories déjà existantes à une codification réalisée a posteriori à partir de sources non structurées et de catégories ordinaires produites par les internautes ordinaires
- Passer d’une visée stratégique de l’utilisation des cartes (on a un plan et on sait ce qu’on cherche à une visée exploratoire(on découvre en chemin ce qu’on ne cherchait pas vraiment)
- Passer du réalisme géographique (qui renvoie à un monde physique de référence) à la simulation spatiale des « datascapes » (qui met en forme spatiale un monde de données calculées)
- Passer du rôle d’autorité certifiée des SIG et de la propriété des données à l’exploitation de la puissance du travail collaboratif ouvert.
Qui est Dominique Boullier ? Professeur des universités en sociologie à Sciences Po Paris, Coordonnateur scientifique du médialab Sciences Po, Chargé de mission auprès du directeur pour les stratégies numériques, Ancien professeur et directeur de laboratoire à l’Université de Technologie de Compiègne, à Rennes 2 et à la Cité des Sciences (Lutin) et spécialiste, depuis 30 ans, des usages des TIC et des technologies cognitives.
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