Les grands témoins 2012
Nous avons été très honorés de les accueillir lors des Rencontres SIG La Lettre 2012 :
- Allocution d’ouverture : Dominique Wolton. Il dirige l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), structure transverse et interdisciplinaire fondée en 2007.
- Jean-René Brunetière, président de l’association Pénombre, espace de réflexions et d’échanges sur l’usage du nombre dans le débat public (voir détails ci-dessous)
Leurs interventions en détails
Allocution d’ouverture par Dominique Wolton à propos de son ouvrage « Informer n’est pas communiquer »
Informer n'est pas communiquer par sig-la-lettre
Les nombres sous les cartes : déchiffrons… par Jean-René Brunetière
Les cartes servent souvent à représenter des données chiffrées, importantes pour la vie publique, qu’il s’agisse d’aider les décideurs ou d’informer les citoyens que nous sommes tous. Mais aucune représentation n’est dépourvue d’interprétation. A la recherche de l’efficacité visuelle des cartes, sommes-nous assez sensibles aux choix sous-jacents et à la mesure dans laquelle les options cartographiques orientent la compréhension ? Il ne s’agit pas ici de donner des leçons, encore moins des solutions aux cartographes mais de partager un regard critique sur quelques sources et processus de traitement de données, parfois trop peu questionnés.
Jean-René Brunetière – Pénombre par sig-la-lettre
Données libres, cartographie participative, interopérabilité, services web, data mashup, géodécisionnel, qualité des données… Les SIG deviennent-ils le nouveau terrain de l’arbitraire ? Enjeux de Société et défis de recherche pour la prochaine décennie par Yvan Bédard
Nous avons débuté une ère où les applications SIG sont devenues ubiquistes et les données géospatiales un produit de masse. Grâce à de magnifiques innovations technologiques, tout le monde peut maintenant accéder à des données de qualité à coût négligeable, en produire lui-même, contribuer à des bases de données collaboratives, utiliser des SIG web pour effectuer des analyses spatiales, agréger des données pour produire de l’information géodécisionnelle et même faire appel à des services web hétérogènes pour diffuser de nouvelles cartes composites (data mashups). Ces nouvelles capacités extraordinaires ne sont pas sans lancer de nouveaux défis tout aussi fascinants à la communauté géomatique.
Cette conférence va présenter les principaux défis qui en résultent. Après avoir énoncé les grandes tendances technologiques depuis la cartographie collaborative et les services web interopérables jusqu’aux technologies géodécisionnelles, nous allons discuter des résultats inévitables liés à la multitude d’informations produites à des fins spécifiques, ses bons et mauvais côtés, et surtout les défis liés aux différences qui en découlent. Dans ce nouvel univers SIG, le vieux dicton voulant que « toute carte ment » fait-il place au jeu de vérités-mensonges où deux mensonges existent pour chaque vérité ? La nouvelle réalité de l’univers des SIG crée-t-elle le besoin de détecteurs de mensonges ? Nous traiterons donc des nouveaux défis qui résultent de toutes ces tendances, principalement en matière de gestion du risque pour les producteurs, les diffuseurs et les utilisateurs de données. Ces défis seront traités tant sur le plan Sociétal que de la R&D.
- mercredi 4 avril à 14h
- Supports de présentation d’Yvan Bédard
Prochaines élections présidentielles : d’où viendra la surprise ? par Hervé Le Bras
De son œil aguerri de démographe, Hervé Le Bras analyse le paysage électoral et politique national depuis de nombreuses années. Malgré l’exploitation de nombreuses données et sondages, chaque élection apporte son lot de surprises, qui sont autant de ruptures qu’il faut également analyser. En revisitant les derniers scrutins, Hervé Le Bras nous donne quelques clés pour comprendre les continuités et transformations de la carte électorale française et nous donner quelques hypothèses sur le résultat des présidentielles de 2012, modulo les inévitables surprises !
Hervé Le Bras – EHESS / CNRS par sig-la-lettre
Je suis très content et fier de voir que mon ancien professeur Yvan Bédard représente le Canada dans cet évenement.