Quels capteurs pour quels besoins ?

Mercredi 18 mai

Amphithéâtre Picard

Quels capteurs pour quels besoins ? (9h-12h30)

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Cette session fera un point précis sur les différents capteurs et de leur utilisation possible (caractéristiques techniques mais aussi économiques et organisationnelles) : Pléiades, lidar, caméras, capteurs in situ, drones…

Président de session : Michel Kasser, ENSG

9h-9h30 : Avec des technologies en évolution permanente, n’y a-t-il pas de risques ? Par Michel Kasser, ENSG

Résumé : Le cadre technique dans lequel s’inscrit la géomatique évolue à toute vitesse, en particulier :- dans l’acquisition des données image (images aériennes numériques, images spatiales haute résolution, images radar, mesures lidar aéroportées et terrestres, automatisation du traitement des images),- dans la facilité de la géolocalisation (accès à la référence géodésique, augmentation du nombre de GNSS, matériels de lever terrestre)- dans les TIC, qui permettent un accès distant à des données de façon de plus en plus fluide, avec des outils informatiques de plus en plus puissants,- dans les bases de données accessibles, à des coûts de plus en plus bas.La présentation fera le tour de ces évolutions et de leurs impacts, déjà constatés ou prévisibles, dans le secteur de la géomatique.
De tout ceci, on peut ne retenir que le coté positif : on a de plus en plus de facilités à obtenir un résultat donné, ce qui donne plus de rapidité, des coûts moindres, etc. Mais il est prudent de réfléchir aussi aux risques qui en résultent : quand les majors mondiaux de l’informatique s’emparent d’un sujet, que reste-t-il comme espace de manœuvre pour des petites sociétés ? Quand le grand public dispose d’un accès direct à des multitudes de données, pourquoi s’adresser encore à des professionnels ? La discussion portera sur les secteurs qui ont des chances de tirer parti de cette situation. (Conférence tout public)

9h30-10h : Technologies aéroportées : quel choix pour quels usages ? Par Sébastien Saur, IGN Conseil

Résumé : A l’heure où les types de capteurs se multiplient se spécialisent de plus en plus (optique, lidar, radar, hyperspectral), il devient parfois délicat d’effectuer un choix pertinent et adapté à son projet. L’apparition de technologies nouvelles de positionnement (couplage DGPS et mesures inertielles) augmente encore cette complexité. Nous essaierons d’apporter un éclairage en dressant un tableau comparatif des différentes techniques d’acquisition aéroportées et des précisions associées.
Une grille de décision sera proposée permettant d’associer les bonnes techniques aux bons usages. (Conférence orientée décideurs et techniciens)

10h-10h30 : Les usages de l’orthophoto dans la course au pixel – Plus de précision ou plus de résolution ? Par Serge Mang, Gaiago

Résumé : Le marché de l’orthophoto a connu ces dernières années une croissance importante, à tel point que les chantiers actuels n’ont plus rien de comparable avec ceux d’il y a six ans. La complexité d’un chantier est fonction de la résolution de l’image et d’autres caractéristiques (précision, dévers, etc.). La recherche d’une résolution toujours meilleure, seul critère ou presque qui compte aux yeux des maîtres d’ouvrage, absorbe à elle seule la baisse spectaculaire des coûts des technologies de production. Par conséquent, les autres caractéristiques, dont la précision, ne peuvent pas toujours suivre les progrès de la résolution, ce qui n’augmente pas la diversité des usages autant que le potentiel technologique le permettrait. La présentation reviendra d’abord sur un historique des usages de l’orthophoto en France sur la dernière décennie et sur les causes de cette croissance, puis fera un panorama des technologies et des usages d’aujourd’hui en précisant la différence entre précision et résolution, dont la confusion est souvent la cause de cette course au pixel. Ces différences se traduisent en termes d’usages. Quelques exemples seront fournis. Enfin, nous présenterons notre vision des évolutions du marché de l’ortho dans les années à venir, tiraillé entre l’Open Data et les nouvelles ambitions des « géants » du Web et de la téléphonie. (Conférence orientée décideurs et techniciens)

10h30-11h30 : Pause

11h30-12h : Efficacité énergétique des villes: quels capteurs pour quelles informations ? Par Jean-Baptiste Henry, Laboratoire National de Métrologie et d’Essais

Résumé : Les économies d’énergie sont une problématique toujours plus importante pour les donneurs d’ordres publics. Cette nouvelle dimension dans la gestion des ressources municipales/communautaires implique l’établissement d’un état des lieux de la situation quant aux différents paramètres à maitriser: consommation énergétique, isolation du bâti, éclairage public… Ces mesures peuvent être réalisées par une grande variété de capteurs au sol ou aéroportés, mais les spécificités de chaque technologie et de chaque portion du spectre électromagnétique analysé vont apporter des éclairages différents sur la même grandeur, avec plus ou moins de pertinence. Cette intervention vise par conséquent à replacer chaque capteur dans son contexte d’exploitation pour mieux remettre en perspective les informations qui pourront en être obtenues selon les modes opératoires adoptés. Au-delà des solutions « miracles », qui ont réponse à toutes les questions que se posent les élus ou les services techniques, chaque capteur présente son intérêt propre qu’il est nécessaire de mettre en relation directe avec les objectifs poursuivis par chaque étude. (Conférence orientée décideurs et techniciens)

12h-12h30 : Réflexions sur l’optimisation des réseaux de mesure de précipitations pour les besoins du SPC Alpes du Nord par Alain Gautheron, DDT de l’Isère – Service Prévision des Crues Alpes du Nord 

Résumé : La vigilance crues, mise en place en juillet 2006, est fondée sur les mêmes principes que la vigilance météorologique de Météo-France. Son objectif est d’informer le public et les acteurs de la gestion de crise en cas de risque de crues sur les cours d’eau surveillés par l’État. Ce dispositif s’appuie sur 22 services de prévision des crues (SPC) et un service central (le SCHAPI).Le territoire du SPC Alpes du Nord est principalement en zone de montagne. Le régime d’écoulement des cours d’eau est fortement influencé par l’accumulation des précipitations sous forme de neige durant l’hiver, période de basses eaux, et par la fonte de cette neige au printemps, période de hautes eaux. Le relief génère aussi une forte hétérogénéité des précipitations.Une bonne connaissance des précipitations est donc fondamentale pour les missions du SPC. Le SPC n’étant pas opérateur de réseau pluviométrique, il s’appuie sur des réseaux partenaires, Le SPC a donc mener une réflexion afin d’exprimer au mieux ses besoins. A partir d’une analyse hydrologique, le pas de temps de mesure optimum pour la pluie a été déterminé, définissant ainsi une densité cible de station. Une analyse des réseaux existants a été menée prenant en compte la visibilité hydrologique radar et la densité spatiale des stations au sol corrigée des effets de relief. Des propositions d’améliorations sont faites (densité, matériel, …)
L’analyse est complétée par une vision comparative au niveau national mais aussi transfrontalière (Suisse et Italie). (Conférence orientée décideurs et techniciens)

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