Agir dans un monde hétérogène
Mardi 17 mai 2011
Amphithéâtre Cauchy
Agir dans un monde hétérogène (10h-16h)
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La géomatique aborde désormais des thématiques variées. Comment faire l’interface entre des disciplines différentes ? Les difficultés sont de plusieurs ordres : techniques, culturelles, organisationnelles. Il faut également construire des bases de données et exploiter des données venues de nombreuses sources, dont certaines sont hétérogènes. Des retours d’expériences venus des domaines de l’histoire et de l’eau, réflexions sur la meilleure façon de gérer cette hétérogénéité vous donneront des clés pour votre propre SIG.
Président de session : Lionel Henry (Bentley)
10h-11h : Hétérogénéité et partage de l’information Géographique : enjeux et leviers, par Sophie Reynard (IGN Conseil) et Matthieu Noucher (IETI Consultants)
Résumé : La démultiplication des acteurs de l’information géographique induit naturellement une hétérogénéité croissante des données et des usages. Les deux conférences vont traiter de ce vaste sujet en y apportant deux éclairages complémentaires :
- Quel est le contexte dans lequel s’inscrit ce constat et quelles sont les problématiques qui se posent sur le terrain?
- Comment adapter concrètement nos approches pour répondre à ces enjeux ?
La tendance actuelle dans le monde du SIG est de partager des outils et des données géolocalisées. Cela a pour conséquence de mobiliser différents métiers autour d’un système commun de données et de services. Les étapes de la collaboration sont parfois difficiles à franchir avec des données hétérogènes, des approches métiers spécifiques, des terminologies différentes. En s’appuyant sur des exemples concrets, ces deux conférences liées se proposent de présenter ce nouveau contexte, ses problématiques et ses enjeux, puis d’analyser des leviers et méthodes pour mieux les maîtriser.
Première partie : Hétérogénéité et partage de l’information géographique : les enjeux, par Matthieu Noucher
La démocratisation des technologies de l’information géographique conduit à une démultiplication des productions cartographiques en tout genre. La représentation du territoire ne se conçoit désormais plus comme une activité réservée à des spécialistes mais plutôt comme une complexe confrontation de points de vue hétérogènes issus de savoirs experts, de savoirs savants et de savoirs ordinaires.
La présentation vise à mettre en évidence ce triptyque de producteurs de données géographiques qui fait se rencontrer les sphères des techniciens, des scientifiques et des amateurs. Les enjeux (techniques, sociologiques, cognitifs) de ces confrontations seront ensuite évoqués pour permettre d’ouvrir le débat sur la délicate question des cartographies négociées du territoire.
Deuxième partie : Hétérogénéité et partage de l’information géographique : les leviers , par Yolène Jahard et Sophie Reynard, IGN Conseil
Comment s’orienter vers une production plus homogène des données ou comment permettre aux utilisateurs d’exploiter efficacement des informations multisources ? Ce sont les questions que cette présentation se propose de traiter. De la collecte d’information à la diffusion des données, la maîtrise d’informations hétérogènes nécessite une analyse globale des processus de travail, des outils et de l’organisation du réseau d’acteurs. C’est en suivant ces trois axes, illustrés d’expériences concrètes que les préconisations les plus pertinentes seront exposées. La solution s’inscrit toujours dans une démarche collaborative dont il convient de bien définir les contours. (conférence tout public)
11h-11h30 : Pause
11h30-12h : Intégrer les SIG à la recherche historique par Claire-Charlotte Butez, Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes
Résumé : La contextualisation temporelle et spatiale joue un rôle capital dans la démarche d’interprétation des informations historiques. Un groupe de chercheurs du LARHRA, a mis en place un système modulaire de gestion de l’information historique (SyMoGIH), nouvelle méthode, à la fois individuelle et collective, de stockage de l’information historique. Le groupe qui anime SyMoGIH accorde une place centrale à la réflexion sur les aspects spatio-temporels et à l’élaboration d’un système d’information géographique (SIG). Si l’intérêt heuristique de cette approche apparaît aisément, les principaux obstacles à franchir sont d’ordre structurel et technique. D’une part, l’utilisation de technologies plus robustes (PostgreSQL avec son extension spatiale PostGIS), implique de disposer de personnel informaticien et géomaticien se consacrant à la gestion d’une infrastructure de données relativement complexe. D’autre part, l’utilisation de logiciels SIG facilement accessibles pour l’historien, tel QuantumGIS, requiert une formation des utilisateurs aux bonnes pratiques de la cartographie informatisée. Enfin, le SIG-géohistorique implique un investissement et un travail sur les données pour faire des analyses spatiales et produire une cartographie pertinente avec la période historique étudiée. (conférence tout public)
12h-12h30 : La recherche cartographique de documents par Stéphanie Laronde, Office International de l’Eau
Résumé : Le portail « Les documents techniques sur l’eau » existe aujourd’hui à l’adresse www.documentation.eaufrance.fr
Le portail « Les documents techniques sur l’eau » est le résultat visible sur Internet de la contribution de plusieurs organismes produisant de la documentation sur l’eau et la mettant ainsi à disposition du plus grand nombre. Ce portail a pour objectif de donner au public un accès à la production technique et scientifique documentaire relative à l’eau.
Ce portail s’appuie sur les notices documentaires des contributeurs, dont les métadonnées géographiques, qui doivent être renseignées de manière homogène, afin que le portail puisse les diffuser.
Le portail s’est basé sur des notices renseignées, à l’origine, de manière hétérogène et gérée et stockée de manière également disparate par les contributeurs, en particulier en ce qui concerne les métadonnées géographiques, souvent absentes au départ.
Tout au long de ce projet, des procédures, des guides, des règles de saisie des métadonnées, des appuis techniques aux contributeurs ont du être apportés, afin de rendre ces informations plus homogènes et utilisables sur Internet.
Aussi, comment concrètement le portail « Les documents techniques sur l’eau », depuis 2007, a su mettre à disposition des informations aussi hétérogènes provenant de différentes sources ? (conférence tout public)
12h30-14h30 : Pause/Déjeuner
14h30-15h : Les implications techniques d’un changement de référentiel : les bases, des exemples concrets, les perspectives par Didier Bouteloup, IGN Conseil
Résumé : Différentes offres de référentiels géographiques coexistent sur le marché. Ces référentiels permettent aux utilisateurs d’associer différentes données métiers aux objets géographiques qui le composent. L’évolution des techniques d’acquisition comme celle des politiques de diffusion des données incitent parfois les utilisateurs à changer de référentiel pour gagner en qualité.Un changement de référentiel a bien sûr des impacts techniques mais nécessite également une forte implication des futurs utilisateurs et des acteurs métier pour résoudre les ambigüités lors de l’appariement entre les données utilisées et le nouveau référentiel.
L’objectif de la présentation est d’exposer les différentes problématiques liées à un changement de référentiel à travers des exemples concrets de réalisation. (conférence tout public)
15h-15h30 : Mise à jour différentielles par Jean-Marc Viglino, chef de projet IGN
Résumé : L’utilisation d’un référentiel n’est pas sans poser quelques problèmes, surtout lorsqu’il faut intégrer une nouvelle livraison. Comment incorporer les mises à jour de la référence sans perdre les données métiers qu’on a référencées dessus ? Comment gérer le lien avec une application métier ? Les identifiant sont-ils suffisant ? Autant de question à se poser avant ou lors de la structuration de sa base métier.Depuis six mois, l’IGN propose un format différentiel décrivant les évolutions qui se sont produites entre deux livraisons. Son utilisation doit permettre d’appliquer la bonne stratégie de mise à jour en fonction de ce qui s’est passé dans la base de référence afin de le répercuter sur sa base métier tout en préservant la cohérence avec ses propres couches.
Cette contribution présente les différents modes de référencement d’une donnée métier, le format différentiel et son utilisation ainsi que les outils mis à disposition des utilisateurs pour les aider à intégrer ce type d’information et en adapter le résultat à leurs besoins. (conférence orientée décideurs et techniciens)
15h30-16h : La place de la géomatique décisionnelle dans le processus décisionnel par Arnaud Van De Casteele, Mines ParisTech – CRC
Résumé : Face à l’augmentation des données disponibles, au nombre croissant d’acteurs et à la complexification des scénarios, l’environnement dans lequel évolue le décideur est marqué par une grande incertitude.
De ce fait, en plus des systèmes d’informations traditionnels (SI, SIG), s’ajoute dorénavant une nouvelle famille d’outils issue de la Géomatique Décisionnelle. Cette discipline, née de l’union des SIG et de l’informatique décisionnelle (aussi appelée Business Intelligence), vise à offrir aux décideurs une interface intuitive et rapide à partir de laquelle il est possible d’accéder à l’ensemble des données selon différents niveaux d’agrégations spatiaux, temporels ou thématiques (Bedard 2005).
Mais, la mise en place d’un tel système n’est pas sans difficulté. C’est pourquoi, cette présentation se propose d’identifier et de comprendre le rôle des différents éléments qui composent la chaine décisionnelle. Les notions d’ETL Spatial, SOLAP et GeoDashboard seront abordés au travers d’un cas pratique utilisant la base de données GASPAR. (conférence orientée techniciens et développeurs)