La gestion d’un projet SIG n’est pas un long fleuve tranquille
Jeudi 19 mai
Amphithéâtre Navier
La gestion d’un projet SIG n’est pas un long fleuve tranquille (14h30-18h)
Cliquez sur le titre d’une présentation (en vert) pour accéder aux supports présentés en conférence
Un projet SIG est rarement une sinécure et il subit les mêmes déconvenues que tout projet informatique. Loin de toute langue de bois, nous essaierons de tirer les enseignements des expériences des uns et des autres, de tirer profit de l’avis d’experts en projets informatiques autour d’une table-ronde finale.
Président de session : Grégoire Feyt, Laboratoire PACTES, Université de Grenoble
14h30-15h : Douze bonnes raisons d’enterrer un projet SIG ! Par Bruno Iratchet, Realia
Résumé : Une partie du savoir-faire des consultants, qui n’est pas propre au domaine de la géomatique, porte sur la comparaison de situations à la fois proches et spécifiques (selon les humeurs), lorsqu’il s’agit de s’appuyer sur l’expérience d’une organisation pour déployer une solution, faire avancer un projet SIG. En toute modestie, cette présentation permettra d’attirer l’attention des géomaticiens sur 12 raisons d’enterrer un projet SIG :
- On s’en est bien passé jusqu’à aujourd’hui,
- Le budget n’est pas dimensionné,
- C’est une solution à long terme, mais pour ici et tout de suite…
- C’est une solution à court terme, nous voulons une solution durable…
- C’est trop compliqué, personne ne va comprendre,
- C’est peut-être adapté pour tel maitre d’ouvrage, mais nous nous sommes différents,
- Il n’y a que 24 heures dans une journée,
- Etc.
Pour conclure, nous proposerons quelques recommandations utiles à la gestion de projet (SIG). (Conférence tout public)
15h-15h30 : Un SIG : Un quoi ? Par Nathalie Letessier, Ville de Créteil et Agglomération Plaine Centrale
Résumé : Les usages grand public de la géomatique se démultiplient, notamment avec les smartphones GPS. De même, tous les corps de métier d’une collectivité territoriale utilisent des données géographiques, à des fins de gestion, de communication ou d’aide à la décision.Malgré cela, le processus de mise en œuvre et de fonctionnement d’un SIG reste complexe au sein d’une collectivité territoriale.Est-ce lié au fait que le SIG est encore vu comme un outil informatique réservé aux services techniques, alors qu’il concerne pourtant l’ensemble de la collectivité ?
A travers mes différentes expériences de mises en œuvre de SIG métiers et de SIG transversaux au CG94 pendant 6 ans, et plus récemment à la Ville de Créteil et à l’Agglomération Plaine Centrale du Val-de-Marne, dans le cadre du projet de SIG mutualisé, je pourrais faire part de quelques pistes pour favoriser la réussite d’un projet :
- Prouver l’intérêt du SIG notamment par son retour sur investissement, en cette période de restriction budgétaire
- Proposer une démarche itérative pour éviter l’usine à gaz
- Disposer d’une structure de pilotage et technique adaptées au projet
- Impliquer les décideurs qui doivent réellement décider Avoir une position claire de la cellule SIG
- Identifier raisonnablement le planning et le budget, si possible à travers un schéma directeur
- S’appuyer d’expertises ponctuelles d’une AMO « à la carte »
- Partager les expériences avec d’autres structures
- Animer la conduite du changement auprès des utilisateurs
- Communiquer sans cesse…
Il n’y a rien de vraiment nouveau sur la conduite de projet, mais l’objectif est d’arriver à la fin de cette présentation à s’interroger sur le fait qu’en 2011 on en soit encore à devoir justifier de l’intérêt du SIG pour la collectivité, et que certaines grosses collectivités n’ont même pas encore intégrées une démarche SIG…
Si les pratiques géomatiques explosent… en revanche, on pourrait craindre que le géomaticien soit « en voie de disparition ». Je suis persuadée au contraire à une meilleure reconnaissance de son travail, si celui-ci se charge de mieux le mettre en valeur… (Conférence tout public)
15h30-16h : Le schéma directeur de l’information géographique du Grand Lyon : une démarche stratégique par Jean-Marie Fournillier, Le Grand Lyon
Résumé : Le Grand Lyon a réalisé, en 2010, son Schéma Directeur Données Géographiques (SDDG) pour :
- Définir les besoins en nouvelles données et en mise à jour, en prenant compte l’évolution vers la 3D.
- Identifier les nouveaux services attendus en particulier autour de la 3 D.
- Définir l’évolution de la politique d’échanges et de diffusion de donnés liés à l’évolution de la demande et à la directive INSPIRE.
Ce document réalisé par le Service Information Géographique du Grand Lyon et IGN Conseil, constitue un référentiel de stratégie pour l’information géographique du Grand Lyon. Il s’appuie sur l’écoute des services communautaires, des communes et des partenaires en 45 réunions de travail.
Il propose un cadre d’évolution des référentiels et des services en particulier vers la 3D. La diffusion des données est prise en compte, en proposant en particulier, un premier pas vers l’open data.et la mise a disposition de plus de données métier. (Conférence tout public)
16h-17h : Pause
17h-18h : Table ronde : La gestion de projet n’est pas un long fleuve tranquille, le point de vue des consultants, animée par Grégoire Feyt, Laboratoire PACTES, université de Grenoble
- Xavier Dupasquier, IETI Consultants
- Rewene Haddou, Capgemini
- Nadine Polombo, université de Tours
- Véronique Pereira, IGN Conseil
- Virginia Martin, SIGEO
Un compte rendu de cette table-ronde sera prochainement en ligne