Les grands thèmes de l’édition 2011
« Agir dans un monde incertain »
le rôle des géomaticiens
Cette édition se concentrera sur les nouvelles problématiques posées aux géomaticiennes et géomaticiens. Leur périmètre d’action évolue et les techniques géomatiques doivent faire plus que jamais la preuve de leur efficience. Pas facile dans un monde incertain où les technologies changent en quelques mois et où de nouveaux acteurs viennent « perturber » notre petit monde. Les professionnels de la géomatique se retrouvent pourtant au cœur de l’action et ils doivent gérer cette incertitude, qu’elle s’appelle réduction budgétaire, changement de modèle économique ou « néogéographie ». Conférences, tables-rondes, grands témoins, animations, master-classes, exposition industrielle vous permettront de mieux vous situer et de mieux « agir dans un monde incertain », comme l’écrivaient Michel Callon, Pierre Lascoumes et Yannick Barthe en 2001.
Les thèmes de l’édition 2011
Mardi 17 mai
Agir dans un monde hétérogène
La géomatique aborde désormais des thématiques variées. Comment faire l’interface entre des disciplines différentes ? Les difficultés sont de plusieurs ordres : techniques, culturelles, organisationnelles. Il faut également construire des bases de données et exploiter des données venues de nombreuses sources, dont certaines sont hétérogènes. Des retours d’expériences venus des domaines de l’histoire et de l’eau, réflexions sur la meilleure façon de gérer cette hétérogénéité vous donneront des clés pour votre propre SIG.
Ethique et géomatique
Les nouveaux outils de valorisation du SIG : quelles précautions prendre ?
SIG mobiles, animations 3D… quels retours d’expérience sur ces nouveaux outils d’interaction avec la carte ? Posent-ils de nouvelles questions techniques, éthiques, organisationnelles ? Nos témoins font part de leurs réalisations et de leurs interrogations.
Interopérabilité : encore bien des chantiers
Passage en revue de quelques expériences de mise en place de SIG interopérables. Quelles solutions techniques et quels conseils pour une mise en place réussie.
La carte ? Un objet social en perpétuelle évolution
La carte n’est jamais figée. Les règles d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui et seront sans doute obsolètes demain. Chaque pays a ses cartes, ses représentations. A travers des exemples venus de différentes sphères, nous tenterons une incursion dans la grande aventure de la carte.
Mercredi 18 mai
Pratiques amateurs, grand public, professionnelles… quelles influences et interactions ?
Aujourd’hui, les géomaticiens doivent justifier leurs projets qui sont comparés à ce que l’on trouve sur Google Maps. Il ne s’agit pas de décrier les pratiques grand public et de les opposer au petit monde des géomaticiens mais bien de vivre avec, de gérer les complémentarités. Inversement, les professionnels s’intéressent de près aux pratiques amateurs et tentent d’intégrer le « crowdsourcing ». Comment tirer le meilleur parti des deux mondes ? Comment les pratiques amateurs « bousculent » les pratiques professionnelles pour le meilleur et pour le pire ? Retours d’expériences et débats alimenteront une réflexion qui est loin d’être achevée.
Quels capteurs pour quels besoins ?
Cette session fera un point précis sur les différents capteurs et de leur utilisation possible (caractéristiques techniques mais aussi économiques et organisationnelles).
Communes, intercommunalités, départements, régions, nations, continents : simple changement d’échelle ?
Alors que la réforme territoriale bat son plein, qu’INSPIRE est transposée et que les IDG ont le vent en poupe, comment organiser les compétences SIG aux différents échelons territoriaux ? Peut-on tout simplement transposer les SIG communaux aux intercommunalités ? Quelle marche à suivre et quels écueils éviter pour assurer un véritable partage des connaissances ? (gestion de projet, solutions techniques, ressources humaines…).
Standards d’Interopérabilité : du « man to man » au « computer to computer »
Jeudi 19 mai
Des données géographiques plus faciles d’accès
Le changement de modèle économique de l’IGN, l’existence de bases gratuites collaboratives (Open Street Map), la mise à disposition de données et d’API par les collectivités… Nous passerons en revue les initiatives les plus récentes et tenterons de saisir leur impact sur le marché et les usages de la géomatique.
Géomaticien ?
Où placer le SIG dans l’organigramme pour qu’il soit le plus efficace possible ? Comment valoriser une profession à l’heure où chacun sait intuitivement se servir d’outils grand public ? Comment gérer les tensions budgétaires ? Finalement, à quoi ça sert un géomaticien ? Nous vous invitons à un atelier pour débattre librement de ce sujet.
Métadonnées et catalogage : pourquoi on n’y arrive pas mieux ?
Alors que des solutions techniques existent, les catalogues de métadonnées ont bien du mal à se remplir. Pourquoi ? Des retours d’expérience, des conseils pratiques permettent de comprendre quelles sont les difficultés rencontrées. Une séance de saisie collective sera organisée en master class.
La gestion d’un projet SIG n’est pas un long fleuve tranquille
Un projet SIG est rarement une sinécure et il subit les mêmes déconvenues que tout projet informatique. Loin de toute langue de bois, nous essaierons de tirer les enseignements des expériences des uns et des autres, de tirer profit de l’avis d’experts en projets informatiques autour d’une table-ronde finale.
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