rouge Vif

La politique de l’eau en France est encadrée par un important dispositif réglementaire et technique. Celui-ci a permis la mise en place du Système d’Information sur l’Eau (SIE) et a placé la « sphère eau » parmi la plus avancée en matière de mise à disposition de données thématiques.
Le référentiel officiel hydrographique français, BD Carthage®, répond aujourd’hui globalement aux exigences des acteurs du SIE. Pour autant, est-il compatible avec les activités de l’ensemble des professionnels du domaine de l’eau ? Quelles en sont les limites et les avantages ? Quels éléments faudrait-il prendre en compte pour réaliser le futur référentiel hydrographique qui répondrait le mieux aux besoins de chacun ?
Cette session permettra de faire le point sur la gouvernance dans le domaine de l’eau et sur l’état des données de références qui y sont associées. Elle donnera lieu à une table ronde sur les objectifs à atteindre pour un projet de réalisation d’un nouveau référentiel, plus précis, plus exhaustif et plus pertinent.

Président de session : Sylvain Labbé, CEMAGREF, UMR Tetis – Jeudi 6 mai, après-midi

pictos-H-petit Les ronds de couleur renvoient au public visé par chaque intervention


Tout public14h30-15h00 : Système d’Information sur l’Eau : Qui sommes nous ? par Stéphane Palicot, Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques, et Sylvain Grellet, Sandre-Office International de l’Eau

Créé en mars 2007, L’Onema est l’organisme technique français de référence sur la connaissance et la surveillance de l’état des eaux et sur le fonctionnement écologique des milieux aquatiques.
A ce titre, il s’implique dans l’orientation des programmes de recherche, veille au respect des réglementations, assure le contrôle des usages et met les compétences techniques de ses personnels au service du diagnostic de l’état des eaux et des milieux.
La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 a introduit dans le code de l’environnement l’existence d’un système d’information sur l’eau (SIE) et en a confié la mise en place et la coordination technique à l’Onema. Dans ce contexte, l’Onema définit et met à disposition le référentiel des données dont la composante géographique est prise en compte par le Groupe Information Géographique sur l’Eau (GIGE).
L’administration de la donnée du SIE est assurée par le service d’administration nationale des données et des référentiels sur l’eau (Sandre), organisé en réseau entre les organismes contributeurs du système d’information sur l’eau. Le Sandre établit, tient à jour et diffuse les spécifications des données et des services du système d’information sur l’eau. Il administre les jeux de données de référence et met en place une infrastructure commune qui permet une administration locale des jeux de données de référence. Il collecte l’ensemble des jeux de données de référence et en assure la diffusion sur le site http://www.sandre.eaufrance.fr.
Le Sandre comporte un secrétariat technique central ainsi que des administrateurs de données au sein des organismes contribuant au système d’information sur l’eau.

Tout public15h00-15h30 : Intégration du référentiel hydrographique Bd Carthage dans le Système d’Information de l’agence de l’eau Adour Garonne par Régis Haubourg, agence de l’eau Adour-Garonne

Les agences de l’eau sont des établissements publics de l’état chargés de mettre en œuvre le principe pollueur instauré par la loi sur l’eau, au travers d’aides financées par des redevances. Ces activités produisent des données techniques et financières (volumes prélevées, pollution rejetées, etc..) qui doivent être raccrochées aux milieux aquatiques, afin de pouvoir suivre l’effet des politiques d’intervention. Ce lien se fait au travers des différents référentiels sur l’eau que sont BD Carthage, BDRHF, les masses d’eau et le référentiel administratif IGN-INSEE.
La présentation abordera l’intégration des référentiels hydrographiques dans la structuration du SI de l’agence, les limites actuelles et les évolutions pressenties selon la vision d’un administrateur de données (Comment localiser des bases d’ouvrages sur des cours d’eau? comment exploiter des classements réglementaires en référencement linéaire ? Comment former des utilisateurs à l’utilisation de la codification hydrographique ? Comment maintenir la cohérence des bases? En quoi BD Carthage peut être difficile à exploiter ? Comment construire et échanger des données dérivées de BD Carthage etc..) . La conclusion évoquera l’évolution des outils pour faire face à l’explosion des besoins (catalogage, base spatiale centralisée, ETL carto, réseau de référents, intégration de la cartographie dans les applications métier, etc…)

Tout public15h30-16h00 : Référentiels géographiques, gestion des cours d’eau et des milieux aquatiques. Retour d’expérience du département du Bas-Rhin par Sylvain Pierre du Conseil général du Bas-Rhin

Le département du Bas-Rhin met en œuvre depuis 1989 ans une politique volontariste dans le domaine des cours d’eau. Mise en œuvre de SAGEECE précurseur des SAGE, assistance aux collectivités pour l’entretien et la gestion des cours d’eau, études zones inondables,  mise en place d’un réseau départementale de suivi de la qualité des cours d’eau, maîtrise d’ouvrage sur le patrimoine hydraulique transféré par l’Etat constituent autant de thèmes nécessitant l’usage de l’information géographique.
La structuration de ces thèmes dans un système d’information implique de disposer de référentiels adaptés. Le fait qu’à chacun de ces thèmes corresponde une échelle géographique différente doit cependant inciter à une certaine vigilance.
De par sa conception (codification, abscisse curviligne) la BD Carthage constitue bien le socle commun à la majeure partie des thèmes abordés. Cependant sa densification est rendue indispensable par les échelles de travail utilisées. Son enrichissement sémantique doit être envisagé.
La question des outils de gestion et d’exploitation du référentiel doit être prise en compte.
Au-delà de la BD Carthage : certain thèmes (risque inondation, maîtrise d’ouvrage) nécessitent l’usage d’autres référentiels (topographie issue de levés laser aéroportés, cadastre). Les interrogations liées aux changements d’échelle et à la compatibilité entre les différents référentiels doivent être anticipées.

16h00-17h00 : Pause

Tout public17h00-17h20 : Actualisation du référentiel hydrographique français par Hélène Augu, ONEMA

La BD Carthage (Base de Données sur la CARtographie THématique des AGences de l’eau et du ministère de l’Environnement) fut le fruit depuis sa création en 1995, de la volonté nationale de disposer d’un système de repérage spatial des milieux aquatiques superficiels pour la France. Mis à jour tous les ans par les agences de l’eau et l’IGN, ce référentiel est librement utilisable par tous pour toute application non commerciale, depuis la convention MEDD-IGN de 2006. Il constitue donc à ce jour la base de données géographiques la plus utilisée et la plus aboutie dans le domaine de l’hydrographie en France.
Toutefois, suite à une enquête menée en 2009 par le Groupe Information Géographique sur l’Eau (GIGE), il apparaît que de nouveaux besoins liés à la police de l’eau et à la mise en œuvre des politiques publiques ne se satisfont plus de la précision décamétrique de BD Carthage. Ainsi, la BD Carthage perd aujourd’hui de son universalité car elle ne répond plus à tous les besoins des acteurs de l’eau, particulièrement à l’échelle locale.
De ce constat, un groupe technique, réunissant les acteurs de l’eau,  s’est formé ; il travaille à l’élaboration des spécifications et du modèle de données, à partir des besoins exprimés, et en prenant en compte les règles de mise en œuvre de la directive INSPIRE ainsi que les recommandations de WISE.

17h20-18h00 : Quels référentiels pour quels besoins ? Table-ronde animée par François Salgé, MEEDDM, avec Gilles Martinoty (IGN), Régis Haubourg (agence de l’Eau Adour-Garonne), Hélène Augu (ONEMA), Sylvain Grellet (SANDRE), Sylvain Pierre (Conseil général du Bas-Rhin), autre intervenant à confirmer…

Le référentiel officiel hydrographique français, BD Carthage®, répond aujourd’hui globalement aux exigences des acteurs du SIE.
Pour autant, est-il compatible avec les activités de l’ensemble des professionnels du domaine de l’eau ?
Quelle position tient-il sachant que l’évolution naturelle des usages géomatique s’oriente aujourd’hui vers des données géographiques de précision métrique et non plus décamétrique, particulièrement pour les usages locaux ?
Quelles en sont les limites et les avantages ?
Quels éléments faudrait-il prendre en compte pour réaliser le futur référentiel hydrographique qui répondrait le mieux aux besoins de chacun ?

Photographies anciennes (aériennes ou pas), cadastre napoléonien, plans d’archive divers… de nombreux documents peuvent désormais être numérisés et viennent enrichir les SIG, apportant un regard précieux sur la passé, sur la constitution du territoire… Comment modéliser l’évolution d’un bâti ? Comment organiser ces données afin d’en explorer toutes les dimensions ? Quelles analyses peuvent-elles alimenter ? L’histoire est un domaine où chercheurs, entreprises et collectivités collaborent activement, comme nous le montreront les intervenants de cette journée.

Président de session : Yves Roynard, RATPJeudi 6 mai, après-midi

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Décideurs et techniciens14h00-14h30 : Construire une base de données historiques et l’exploiter à l’aide d’un SIG : renouvellement d’une démarche traditionnelle par l’introduction de nouvelles méthodes par Jacques Autran, Ecole d’architecture de Marseille

C’est en l’illustrant par la présentation de deux territoires urbains (Ville d’Arles , centre-ville de Marseille) que nous exposerons la mise en œuvre et l’exploitation, en 1997 et 2001, de bases de données historiques utilisant  le  SIG courant MapInfo. Volontairement orientées vers l’emploi des fonctions offertes par un SIG « commercialisé », plusieurs méthodes d’élaboration seront présentées et comparées. Celle que nous avons choisi a fait l’objet du développement d’une application complémentaire à MapInfo, réalisée dans le langage de développement MapBasic, facilitant la réalisation d’opérations courantes (productions de cartes d’états, de transformation, …etc.).
Le travail présenté est reconsidéré aujourd’hui à la lumière d’une recherche conduite dans le cadre de l’Observatoire Homme Milieu portant sur l’évolution du bassin minier de Provence (http://www.ohm-provence.org, http://eccorev.cerege.fr, http://www.cnrs.fr/inee/recherche/infrastructures-ohm.htm). Plus largement, l’intégration des archives numérisées dans un SIG est étudiée dans l’optique d’un appui à l’enseignement et  à la recherche (ENSA Marseille) ainsi que dans le champ de la pratique opérationnelle (visée régionale au sein du CRIGE-PACA).

Techniciens et développeurs14h30-15h00 : Lissage Spatio-temporel des données de population par François Sémécurbe, Insee

L’insee dispose des bases du recensement de la population depuis 1962. Néanmoins pour un certain nombre de régions nous avons des données historiques (>1789) issues des dénombrements de la population. Souvent cette information est peu exploitée faute de méthode adaptée.
Afin de compenser ce manque, nous avons développé une représentation dynamique de la population. Nous calculons une estimation de la population pour chaque commune de la région entre toutes les dates intercensitaires. Ainsi pour PACA, nous estimons la population communale annuelle entre 1876 et 2006. Pour chaque année, nous calculons une carte lissée de population. Ensuite nous créons le film en mettant à la suite les images.
Cette technique permet de relativiser les phénomènes récents de périurbanisation à la lumière d’une observation historique de l’exode rural. http://www.insee.fr/fr/insee_regions/provence/paca1876.zip

Tout public15h00-15h30 : GEOTOPIA – Géo-référencer pour transmettre, organiser, partager et interpréter des données d’archives, par Thierry Joliveau, CRENAM

Le projet GEOTOPIA – Géo-référencer pour transmettre, organiser, partager et interpréter des données d’archives – a pour objectif de développer une plate-forme expérimentale en ligne conçue pour le partage et l’enrichissement collaboratifs de données d’archive : http://geotopia.makina-corpus.net/.
GEOTOPIA est développé par le CRENAM – ISIG UMR 5600, le LIUPPA et la société Makina Corpus et financé par le TGE Adonis dans le cadre d’une réflexion autour d’un accès unifié aux données numériques en sciences humaines et sociales.
La prise en main de la plate-forme permettra ainsi de découvrir des fonctionnalités originales pour la mise en ligne de données historiques :
- Publication de contenus,
- Géolocalisation de documents iconographiques,
- Géoréférencement automatique de plans,
- Géolocalisation automatique d’un texte à partir d’un web-service toponymique, en partie constitué sur la base d’un gazetteer contributif local,
- Requête spatiale et temporelle via le moteur de recherche,
- Juxtaposition et double visualisation des plans.
GEOTOPIA mobilise des modules utilisés au sein de logiciels SIG comme GDAL/OGR, PROJ4, GeoConcept. En outre, le SW GEOSTREAM invoqué par la plateforme fait appel au SIG PostGis.

Décideurs et techniciens15h30-16h00 : P-GHASE : Projet Géo-Historique sur l’Aménagement de Saint-Etienne par Nicolas Charbonnier, Ville de Saint-Etienne

Le « Projet Géo-Historique sur l’Aménagement de Saint-Etienne » (P-GHASE) est un Système d’Information Géographique et Historique réalisé de manière transversale par plusieurs Directions de la Ville de Saint Etienne, en collaboration avec le laboratoire de recherche CRENAM de l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne.
P-GHASE propose des informations historiques (fin XVIII°-XXI°) géoréférencées sur l’évolution urbaine de la ville de Saint-Etienne et des thématiques « annuelles » (2009 : année de l’eau).
Les outils proposés permettent de visualiser les informations historiques de manière interactive (transparence des fonds de plans historiques, double visualisation, liens géoréférencés vers des iconographies : fiches ou site internet des Archives Municipales).
Cet outil permet de « voyager dans le temps » pour lire et comprendre les évolutions urbaines de la ville au fil des siècles et répond aux objectifs opérationnels, pédagogiques et/ou scientifiques des utilisateurs.

16h00-17h00 : Pause

Techniciens et développeurs17h00-17h30 : GenGHIS : Un outil informatique pour la génération de Systèmes d’Information Historique Spatio-temporelle, par Paule-Annick Davoine, Laboratoire d’Informatique de Grenoble, équipe STEAMER

Les données historiques permettent de révéler des caractéristiques spatiales, temporelles et phénoménologiques d’évènements qui se sont déroulés dans le passé. Ces données sont donc caractérisées par un référencement temporel (date, période, durée …), spatial (celui-ci peut être plus ou moins précis, voire évolutif), et documentaire se présentant sous la forme d’images, de textes, de photos, de vidéos, de cartes …. Ces sources documentaires permettent de renseigner la donnée dans son contexte historique. Dès lors que l’on manipule des données historiques territorialisées et quels que soient les objectifs fixés, il est important de pouvoir parcourir aisément l’ensemble des données collectées, au moyen de requêtes temporelles (données relatives à une période ou à une date), spatiales (données relatives à une zone géographique plus ou moins précise et évolutive), et thématiques (attributs ou mots-clefs) ou bibliographiques (auteur, source documentaire).
Pour répondre à ces besoins et aux problèmes posés par l’intégration des données historiques dans les SIG (notamment ceux liés à l’hétérogénéité et à l’incomplétude des données), l’équipe STEAMER du Laboratoire d’Informatique de Grenoble a développé GenGHIS (pour Generator of Geographic and Historical Information Systems),  un environnement informatique permettant la conception, la réalisation et le déploiement de Systèmes d’Information Historique et Spatio-Temporelle (SIHST). Lors de l’utilisation d’un SIHST généré, l’originalité de GenGHIS  réside dans la manière visuelle de formuler des requêtes (spatiales, temporelles, thématiques), et de consulter les résultats à travers plusieurs fenêtres, toutes interconnectées au sens où une action opérée sur l’une est répercutée sur les autres, et représentant chacune un des trois types – temporel, spatial, documentaire – de dimension de l’information.
En amont de la génération, c’est-à-dire lors de la conception, GenGHIS assiste l’utilisateur dans toutes les étapes de construction d’un SIHST : la modélisation et l’instanciation des données, la conception et la création d’une interface de géo-visualisation multidimensionnelle adaptée aux caractéristiques des données.
En aval de la génération, c’est-à-dire lors de l’utilisation du SIHST généré, l’interface générée par GenGHIS permet :
- La visualisation de données matricielles et vectorielles en lien avec leur contexte spatial, temporelle et informationnelle ;
- La production de cartes interactives et multimédias ;
- L’interrogation des données via des requêtes visuelles spatiales, temporelles ou informationnelles.
GenGHIS a été utilisé dans différents contextes, gérant des données historiques sur des risques naturels divers (avalanches, glissements de terrain, inondations…).

Décideurs et techniciens17h30-18h00 : L’apport des données patrimoniales aux projections d’aménagement réalisées par le CG59 par Jérôme Vandeville, Conseil Général du Nord

Le Conseil général du Nord constitue un patrimoine historique numérique de photographies aériennes. La réalisation de cette couverture de mosaïques photos ortho rectifiées, superposables au référentiel à grande échelle, facilite l’aménagement et le développement durable au sein de la collectivité. Les aménageurs ont besoin de faire le point sur les évolutions de leurs territoires et de modéliser les pistes de développements. La présentation pourrait donc être axée sur l’apport des données patrimoniales d’un SIG aux projections d’aménagement réalisées par une collectivité. Les territoires, tel que le département du Nord, ne sont pas des espaces figés. Ils sont en perpétuelle évolution et sont notamment impactés par le développement des voies de communication, la reconversion de sites industriels et miniers, l’extension de l’urbanisation ou la mutation de l’agriculture. Ces mutations régulières se sont accélérées à partir de la seconde moitié du vingtième siècle, et plus encore dès 1960 (mine, industrie, réforme de la PAC,…). Ces changements induisent différentes problématiques telles que la modification de l’organisation spatiale des territoires, la gestion et l’aménagement des sols (étalement urbain), la connaissance et la mémoire des activités passées (reconversion des sites industriels et miniers) ou la protection de l’environnement (évolution du couvert forestier, des zones humides, du tracé des cours d’eau….).
Disposer d’un outil permettant de retracer ces évolutions dans le temps c’est également se doter d’un outil de prospective et se donner les moyens de préparer le futur en réorientant au besoin centaines politiques ou en intensifiant nos actions dans tel ou tel domaine.
L’analyse de l’évolution de l’occupation des sols permet de mettre en évidence les grands phénomènes de transformation des territoires.
L’un des grands champs d’application concerne par exemple l’observation du phénomène de périurbanisation qui se traduit de manière différenciée selon les territoires. L’analyse de ce phénomène permettrait de définir aux dépens de quels espaces il s’est opéré.

A l’heure du développement durable, comment utiliser les spécificités de l’information géographique et inventer des outils répondant à l’imbrication et à la complexité des enjeux actuels. Cette session présentera des retours d’expérience, des nouvelles techniques et des expérimentations pionnières qui montrent comment l’information géographique s’inscrit au cœur des politiques publiques, sur des domaines aussi variés que l’habitat, les bilans énergétiques, l’alimentation de la concertation publique…

Président de session : François Salgé, MEEDDM - Mardi 4 mai, après-midi

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Tout public14h30-15h00 : Le SIG, outil d’animation d’un Programme Local de l’Habitat, par Aline Clozel, Communauté d’agglomération du grand Avignon

Les données, les outils, et les représentations SIG apportent des moyens nouveaux à l’analyse urbaine en facilitant un certain nombre de traitements utiles aux états des lieux et en permettant la construction de données utiles aux réflexions locales. Ainsi le PLH du Grand Avignon s’appuie fortement sur les traitements SIG pour développer son observation du territoire et affiner les états des lieux existants, et sensibiliser les acteurs.
Au service de ces analyses, la matrice cadastrale nous offre aujourd’hui de nombreuses perspectives de traitements très intéressants.
Il convient au préalable de bien se rappeler les limites de cette source de données (d’essence fiscale, pas d’identifiant bâtiment, rattachement à la parcelle de référence, pertinence des champs, complexité de la table dont le modèle relationnel n’est pas défini, ..).
Parmi ces traitements, pour un PLH, on peut citer : les calculs de densité de logements, la localisation du parc locatif ou de propriétaires occupants, la répartition entre habitat individuel et collectif, des repérages de la vacance, les propriétés publiques, et un prérepérage des logements sociaux.
Pour imager ce type de travaux on peut présenter l »exemple des réflexions conduites sur les formes urbaines : à partir d’un travail de repérage des typologies du bâti conduit avec le CAUE à l’échelle parcellaire (travail sur l’ortho et repérage terrain) et d’une représentation des densités sous forme d’une maille d’un hectare (à partir de la matrice), le PLH a édité une fiche de son « guide du PLH » sur les différentes formes urbaines rencontrées sur son territoire (habitat diffus, habitat individuel groupé, collectif, ….). Ces travaux participent à la sensibilisation des élus et techniciens de manière à densifier les formes urbaines sur notre territoire caractérisé par un « habitat extensif » et l’Atlas du bâti fait désormais parti à part entière du « Porter à connaissance » de l’agglomération aux communes lors de l’élaboration de leurs PLU.

Tout public15h00-15h30 : La thermographie aérienne pour la cartographie des déperditions thermiques par Simon Guilhem, communauté d’agglomération de Brive et Jean-Baptiste Henry, LNE

La thermographie infrarouge par voie aérienne pour l’évaluation des pertes thermiques des parcs immobiliers connaît un essor important depuis quelques années, sous l’impulsion des incitations aux réductions de consommation d’énergie issues d’initiatives comme les Agenda21 ou les résolutions du Grenelle de l’Environnement. La forte médiatisation de ce type d‘opération a conduit parfois à survendre les capacités de la technique à une société civile soucieuse de réduire son impact sur l’environnement. Cette intervention s’appuiera largement sur une expérience concrète de réalisation, d’intégration et de diffusion de l’information résultant d’une thermographie aérienne. Elle aura aussi pour souci de replacer l’outil dans son contexte scientifique et technique pour mieux préciser ce qu’il est possible d’en attendre et comment en exploiter au mieux les résultats.

Tout public15h0-16h00 : Utilisation du « crowd sourcing » et cartographie communale : Plouarzel sur OpenStreet Map, le projet de toute une commune par André Talarmin, Maire de Plouarzel, Président de la Communauté de communes du Pays d’Iroise et Alain Prallong, Realia

En informatique « non géomaticienne », on voit depuis quelques années la déclinaison du néologisme crowdsourcing sous diverses formes. La géomatique est maintenant pleinement concernée par cette approche à la fois technique et économique, mais aussi sociétale. Mais qu’en est-il concrètement ?
Après un rappel de ce que recouvre cette technique, son apport sera illustré par une application concrète : la cartographie de Plouarzel, une commune rurale de 3500 habitants à la pointe ouest du Finistère.
Projet porté par la municipalité, la carte libre de Plouarzel s’est faite avec les associations de la commune lors de deux « cartoparties » où chacun a apporté ses connaissances et ses compétences : informatique, toponymie (incluant la langue bretonne), histoire, sport, botanique… D’aucuns ont relevé des données à l’aide de GPS, tandis que d’autres élaboraient la carte sur les ordinateurs du centre multimédia. Depuis, certains ont contracté le virus et viennent régulièrement au Centre multimédia avec de nouvelles données qu’ils ont enregistrées sur leur GPS ou pour commenter le résultat de leur saisie sur OSM.
En constante évolution, la carte continue à s’enrichir – vestiges de la guerre avec les blockhaus, traces de l’activité de récolte des algues avec les fours à goémon, etc. – la carte se veut aussi la mémoire du territoire et des hommes et femmes qui l’occupent.
La conclusion de la présentation abordera les enjeux de ce genre d’opération, notamment les opportunités pour le développement de l’usage de l’information géographique – usage large, grand public et professionnel.

16h00-17h00 : Pause

Tout public17h00-17h30 : Gestion collaborative du domaine communal : quand le citoyen devient acteur de son territoire par Xavier Mérour, ASIT-VD

Avec l’évolution d’Internet, les utilisateurs sont passés du statut de simple consommateur à celui d’acteur à part entière. Et avec l’arrivée des nouveaux outils web, il est maintenant possible de créer des applications de plus en plus interactives et participatives. L’Association pour le Système d’Information du Territoire Vaudois évalue la possibilité de proposer un nouveau service à ses communes membres sous la forme d’une interface web cartographique de communication entre les citoyens d’une commune et les services techniques de celle-ci. Elle servirait à signaler un dysfonctionnement ou une dégradation sur le domaine public et serait un point d’entrée unique pour les citoyens vis-à-vis de la commune. Actuellement en test grandeur nature sur la commune d’Yverdon-les-Bains, la présentation sera l’occasion de dresser un premier bilan de l’appropriation de l’outil par le citoyen et de la plus-value pour une commune d’un tel mode de gestion de son espace public.

Décideurs et techniciens17h30-18h00 : Exploiter un SIG 3D pour gérer, simuler et analyser l’aménagement urbain par Gwenael Bachelot, Autodesk et un utilisateur, intervenant à confirmer

La 3D autorise des phases de concertation avec une totale compréhension de toutes les parties prenantes. L’analyse et la simulation devient possible dans un tel environnement.
Cette présentation illustrera par des cas concrets comment l’intégration de projets de génie civil, VRD, ou de projets architecturaux dans un environnement 3D en temps réel permet une totale compréhension des tenants et aboutissants, ainsi qu’une simulation des impacts d’un nouveau projet.
Mélanger ces données issues de la conception aux données issues du SIG permet enfin une pleine perception du résultat de nouveaux projets urbains.

L’arrivée des serveurs spatiaux bouleverse l’organisation des SIG dans les entreprises et les organismes publics. Si les serveurs spatiaux permettent de donner accès aux ressources géomatiques à un public plus élargi, ils nécessitent d’intégrer de nouvelles compétences et le montage d’un tel projet n’est jamais simple car les embûches sont nombreuses. Comment s’y retrouver dans les offres et les architectures techniques ? Pour quels bénéfices ? Consultants et utilisateurs présentent leurs expériences.

Président de session : Matthieu Noucher, IETI Consultants -  mardi 4 mai

Elle sera précédée de l’intervention de Loïc Hay : Attention, la géomatique 2.0 débarque !

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Tout public10h30-11h00 : Aspects organisationnels de la mise en place d’un serveur géospatial : plaidoyer pour une démarche structurée, complète et progressive par Alain Prallong, Realia

La mise en place d’un serveur géospatial constitue une démarche structurante et fédératrice pour une organisation. Cela n’est pas toujours vu comme tel et surtout assez souvent pris comme une approche purement technique.
L’auteur propose de replacer le projet de mise en œuvre d’un serveur géospatial au sein d’une démarche organisationnelle abordant toutes les facettes d’un projet global, notamment les aspects relatifs aux ressources humaines, les enjeux du projet et ses incidences sur l’organisation des services.
L’orateur identifiera les principaux risques encourus lorsque le volet organisationnel n’est pas pris en compte, ainsi que les questions organisationnelles à se poser préalablement au démarrage et contribuant à la réussite d’un projet dont l’envergure fait que le champ d’application dépasse souvent le périmètre initialement prévu par les promoteurs du projet. En guise de conclusion, l’auteur précisera le contour des « étapes clés » d’une démarche organisationnelle progressive.

11h-11h30 : Pause

Décideurs et techniciens11h30-12h00 : IDS – Quelques conseils d’un intégrateur pour réussir son projet, par Jean-Yves Garinet, C&S

La mise en place d’un serveur spatial, ou d’une Infrastructure de Données Spatiales ne se résume pas à un choix d’outils, qu’ils soient gratuits ou payants, elle se base sur un cahier des charges complet. Ce document est souvent transmis à un intégrateur en charge du développement et du déploiement.
La présentation aborde ce qu’attend l’intégrateur de son client dans ce cahier des charges pour réussir le projet d’IDS et pointe les faiblesses actuellement rencontrées.

Décideurs et techniciens12h00-12h30 : Le cloud computing au service des applications cartographiques à haute disponibilité, par Claude Philipona, Camptocamp

Le Cloud computing offre de nouvelles opportunités pour implémenter des applications à haute disponibilité résistantes à la montée en charge. Le Cloud computing, également connu sous l’appellation infrastructure dématérialisée, permet en effet d’utiliser des ressources informatiques distribuées sur Internet avec un mode de facturation des ressources à la demande. Ceci permet de résoudre les problèmes de performance en période de forte utilisation, tout en restant dans des budgets d’infrastructure raisonnables.
Cette présentation expliquera les possibilités d’implémentation du paradigme de « Cloud computing » dans les technologies de Webmapping et comment ceci est en train de modifier les principes de mise en place d’applications. Un tour d’horizon des services de Cloud computing Amazon Web Services (AWS) et spécialement les services relatifs au Cloud computing comme Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2), Amazon Simple Storage Service (Amazon S3), Amazon CloudFront sera fait.
Il sera montré non seulement comment mettre en place ce genre de technologies pour des applications de Webmapping haute disponibilité avec la gestion automatique d’un grand nombre d’instances mais également comment des problèmes tels que la pré-génération massive de tuiles peuvent être résolus de façon optimale et peu coûteuse avec cette technologie.

12h30-14h30 : Déjeuner

Techniciens et développeurs14h30-15h00 : Comparatif des bases de données spatiales : Oracle, PostgreSQL, MySQL, SpatiaLite par Nicolas Ribot, Magellium

Les bases de données spatiales sont désormais incontournables lors de la mise en place d’un serveur spatial.
Leur niveau de maturité et de fonctionnalité permet de réaliser des traitements complexes.
Cependant, toutes les bases spatiales n’offrent pas le même niveau de fonctionnalité ni le même respect des normes définies en la matière par l’Open Geospatial Consortium.
L’objet de ce comparatif est de pointer les forces et faiblesses des différents systèmes testés :
- Respect de la norme OGC SFSQL
- Couverture fonctionnelle
- Forces et faiblesses
- Limitations

Décideurs et techniciens15h00-15h30 : Un serveur géospatial libre au service de l’observation territoriale par Christophe Bredel, agence d’urbanisme Lorraine Nord.

L’une des missions des Agences d’urbanisme est l’observation du territoire. L’Agape, l’Agence d’urbanisme Lorraine Nord, a décidé de centraliser l’ensemble de ses données , qu’elles soient spatiales ou simplement alphanumériques, dans une base postgreSQL/postGIS avec pour objectif d’optimiser l’exploitation de son patrimoine de données.
Ce retour d’expérience permettra d’illustrer par la pratique l’intérêt des outils libres que ce soit au niveau des coûts mais aussi dans l’opportunité qu’ils représentent pour l’amélioration de la gestion et la diffusion des données. Nous décrirons notre système d’information faisant cohabiter des logiciels propriétaires (GéoConcept, ArcGIS, FME) et libres (Qgis, Mapserver, GeoSource,…). Nous aborderons les difficultés de la migration face aux avantages produits. Nous présenterons aussi différents outils qui  nous permettent d’avoir un SIG au service de l’observation territoriale.

Tout public15h30-16h00 : Déployer un serveur géospatial dans une grande collectivité territoriale : un projet transversal par Philippe Petit-Hugon, CG34

Recenser les besoins des utilisateurs avant de choisir un serveur géospatial, puis le déployer dans une collectivité composée de près de 5 000 agents n’est pas une mince affaire.
Equipé jusqu’à présent d’un SIG qualifié en son temps d’historique, mais limité à quelques utilisateurs, le conseil général s’est lancé dans cette démarche afin de permettre à un plus grand nombre d’agents qui utilisent des outils disparates ou ne sont pas encore équipés d’accéder aux nombreuses données géospatiales de référence et thématiques disponibles afin de les utiliser en consultation ou de les combiner avec leurs propres données.
Après une présentation technique et financière de la solution retenue, ainsi que les premiers outils et du schéma organisationnel déployés, on abordera d’autres aspects de cette mise en œuvre, des difficultés rencontrées, des attentes et perspectives.

16h00-17h00 : Pause

Décideurs et techniciens17h00-17h30 : Urbanisation des systèmes de publication de cartes interactives au MEEDDM – un retour d’expérience, par Robert Rivière et Grégory Moreau, MEEDDM ainsi que Pierre Lagarde, BRGM

Avec la mise en place d’une organisation interministérielle de plus en plus marquée, les outils de publication cartographique sur le web à la disposition des acteurs de l’administration sont multiples, voire parfois redondants.
Dans le cadre d’une évolution convergente de ces outils, une démarche de réflexion a été lancée dans le but d’  « urbaniser » les différents systèmes existants afin d’élaborer un cadre unifié.
L’exposé présentera cette démarche, ses premiers résultats, qui, en identifiant 4 grands sous domaines fonctionnels, conduisent à :
- une proposition d’architecture des outils,
- la définition d’interfaces entre ces sous-domaines, constituant autant de zones d’adaptabilité.
On constatera entre autres que les normes internationales s’appliquent à ces interfaces mais ne sont, à ce jour, pas suffisantes.

Décideurs et techniciens17h30-18h00 : Mise en œuvre d’une application SIG métier de l’Agence de l’Eau Seine Normandie avec transfert d’une alimentation en données géographiques par un entrepôt classique à un flux externe par Laurent Burguière, Agence de l’eau Seine-Normandie (sous réserve) et Aurélien Barbier-Accary , ATOS

L’Agence de l’Eau Seine-Normandie est un établissement public du ministère de l’écologie dont la mission est de financer les actions de protection des ressources en eau et de lutte contre les pollutions. Elle a en charge la gestion de sites et d’ouvrages tels que des réserves naturelles, des masses d’eau affleurantes et souterraines, des points de rejets ou encore des zones de redevance pollution.
L’Agence a mis en œuvre une application SIG métier en ligne permettant de définir et traiter ses sites et ouvrages de référence, tant du point de vue géographique que attributaire. Pour manipuler ses données métier, l’AESN s’appuie sur des fonds de plan IGN. Dans une première version de l’outil, l’AESN stockait les données sources de l’IGN dans un entrepôt de données interne avec tout ce que cela implique en termes de préparation de données, de mise à jour et de diffusion.
Dans le cadre de la définition de la seconde version de son application SitOuRef, l’AESN a exploité les nouvelles possibilités d’accès aux données distribuées en mode flux par les API Géoportail mises à jour plusieurs fois par an. Parallèlement, les dernières avancées sur des clients de visualisation nouvelle génération (Flex) lui ont permis d’exploiter pleinement les possibilités d’affichage et de manipulation d’objets vectoriels directement plutôt que de passer par une visualisation rastérisée comme cela est généralement nécessaire en JavaScript.
L’AESN présentera sa vision stratégique et économique de cette double migration technologique tandis qu’Atos Worldline en présentera la partie technique et notamment les impacts sur l’architecture du SIG qui a été enrichie des outils open source OpenScales et GeoServer en complément de l’utilisation des API Géoportail.

La 3D s’est largement démocratisée en quelques années. De nombreux outils sont désormais disponibles pour créer des maquettes virtuelles, les animer et les publier en ligne. Ces nouvelles représentations séduisent les élus, ce qui n’est pas toujours simple à assumer pour les services SIG, pris entre contraintes techniques et services communication. Mais de nouveaux usages apparaissent, parfois très techniques et originaux. Cette session s’organisera en deux temps. Une première journée proposera des master-classes, ateliers de prise en main de quelques outils de création de maquettes virtuelles. Une autre demi-journée présentera, à travers réflexions et expériences, ces nouveaux usages de la 3D géographique.

Lien vers les Master-Class du mercredi 5 mai

Président de session : Michel Kasser, ENSG – Jeudi 6 mai après-midi

pictos-H-petitLes ronds de couleur renvoient au public visé par chaque intervention


Tout public14h30-15h00 : Le projet DeepCity3D : vers une visualisation 3D intégrée du sol et du sous-sol de la ville, par Jacques Vairon, BRGM

Le projet DeepCity3D se propose de développer des outils de visualisation 3D intégrant pour la première fois des modèles de ville et des données du sous-sol (tunnels, canalisations, couches géologiques, etc.). La visualisation 3D devra associer des fonctionnalités avancées pour aider à la prise de décisions dans les domaines de la planification urbaine, de la construction, de l’architecture, de l’assurance ou de la protection de l’environnement. L’interopérabilité (en termes de formats et d’échanges de données) est au cœur du projet.
Ce projet est un projet de recherche conjoint dont les principaux intervenants sont le BRGM et le laboratoire allemand Fraunhofer IGD. Il a été sélectionné dans le cadre du « Programme Inter Carnot-Fraunhofer PICF 2009 » et a démarré en septembre 2009. La ville de Toulouse, également partenaire du projet, met une partie de ses données à disposition.

Tout public15h00-15h30 : Développement de maquette 3D pour répondre aux enjeux du grand paysage : l’exemple de la Baie du Mont St Michel par Hélène Durand, Alisé et Jean-Yves Brécin, DREAL Basse-Normandie

Une maquette en 3d temps réel, et évolutive a été produite en 2009 à la suite d’un appel d’offre lancé conjointement par deux services de l’état (DIREN Basse Normandie + Bretagne) réunis historiquement. Des enjeux variés ont été à l’origine de cette commande : paysager et écologiques (plus grande zone Natura 2000) à concilier avec des activités économiques (tourisme 3 Million de visiteurs annuels, le Las Vegas français…).
Nous présenterons dans cette communication conjointe entre maitre d’œuvre et prestataires chargé de la réalisation, les étapes, enjeux et bénéfices d’une telle démarche.
- La volonté de l’inspecteur des sites de se doter d’un outil évolutif permettant de répondre à ces enjeux paysagers dans le contexte d’extension de la zone classée a-t-elle été atteinte ?
- Quels sont les enjeux organisationnels du développement et de la maintenance d’une telle application ?
- Comment le transfert de savoir a-t-il été mené ?
Nous reviendrons sur ce projet ambitieux et novateur qui, bien au-delà du défi technologique qu’il représente, a nécessité la mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire (Géomaticien, paysagistes, Producteur bâti haute résolution, éditeur logiciel) pendant 1 an. Les doits sur la maquette, ainsi que  ceux des bases de données produites au cours du marché,  ont été intégralement transférés aux commanditaires. Ces mêmes commanditaires ont été formés  dans le cadre de ce marché, et ont maintenant la main pour faire vivre cette maquette…Ils vont ainsi répondre à un souci d’aménagement durable de la baie. (à l’opposé d’une maquette de communication souvent jetable !) comme le présentera la DREAL Basse Normandie en conclusion de cette présentation

Tout public15h30-16h00 : La 3D à la Communauté urbaine de Bordeaux : mise en place, usages et organisation, par Jean-Pierre Sabatier, communauté urbaine de Bordeaux

Le principe de la réalisation d’une maquette numérique en 3D du territoire de l’agglomération (550 km2) a été initié en novembre 2008 à la demande du président de la communauté urbaine, avec comme objectifs principaux :
- l’aide à la décision pour permettre de simuler et de visualiser différentes hypothèses de projets, afin de les valider ou de les invalider,
- la concertation et la participation pour permettre aux citoyens de s’approprier les projets et de réagir sur certains d’entre eux,
- la promotion et la valorisation du territoire pour utiliser l’outil dans le cadre de manifestations spécifiques (expositions, salons, …) ou via internet.
La phase opérationnelle a débuté en juillet 2009, par l’équipement en logiciels et la constitution du modèle 3D d’agglomération couvrant les 550 km2 du territoire communautaire. Deux familles d’applications ont également été développées :
- la première orientée «Territoire» est centrée sur la cartographie en 3D de l’agglomération, avec des fonctionnalités de recherche et de navigation libre. Son interface s’apparente à celle d’un Système d’Information Géographique 3D,
- la seconde orientée «Projets» s’organise autour des différentes thématiques. Elle peut être totalement personnalisée dans son contenu, ses fonctionnalités et son design, en fonction des axes de communication recherchés et de leur scénarisation dans l’outil 3D.
Ces deux familles d’applications se déclinent en mode web ou par diffusion de maquettes 3D autonomes sur des supports numériques de type DVD.
En quelques mois, les usages de l’outil 3D se sont développés, à l’occasion des nombreuses présentations évènementielles : journées des communautés urbaines, présentation en conseil communautaire des extensions de la 3ème phase TCSP, salons, … et par le foisonnement d’idées sur les potentialités de ce type d’outil.
Sur le plan organisationnel, se pose donc actuellement, plusieurs questions autour :
- de la capacité des équipes SIG qui assurent le portage technique de ce projet, à remplir leurs missions traditionnelles en complément de cette nouvelle activité,
- de l’appropriation de l’outil 3D par les directions « commanditaires de maquette 3D spécifiques,
- de la mise en place des processus de remontées d’informations en 3D dans le cadre de projets conduits par les maîtres d’œuvre externe (bureaux d’études, architectes, …) pour le compte de la CUB (élaboration de cahiers des charges 3D, …).
Une nouvelle phase a également été engagée début 2010 autour de l’amélioration du rendu du modèle 3D d’ensemble d’agglomération (marché lancé pour la restitution de bâtiments en LOD 2/CityGML avec ou sans texturation), et du renforcement des fonctions d’échanges pour la diffusion de données numériques vers des plateformes grand public type Google Earth

16h00-17h00 : Pause

Tout public17h00-17h30 : La 3D au service de l’aérocombat par Philippe Lépinard, Ecole de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre

Présentation du SIG métier MPME (Module de Préparation de Mission des Equipages hélicoptères) et des possibilités de représentations spatio-temporelles de l’espace de bataille en 3D afin d’aider les équipages d’hélicoptères de combat à la conception de leur mission et à l’apprentissage des navigations qui en découlent.
(De plus, et en fonction de l’arrivée des SI intégrés dans les hélicoptères, il sera peut-être possible de présenter les fonctions du moteur 3D embarqué.)

Décideurs et techniciens17h30-18h00 : 3D : de la maquette jetable à l’entrepôt de données 3D par Henri Pornon, IETI Consultants

En complément des objectifs opérationnels de cette session (prendre en main les outils, publier des maquettes), qui me semblent très utiles, je propose une intervention un peu plus prospective, qui pourrait éventuellement conclure l’atelier.
Elle part du constat que de très nombreuses organisations en sont encore au stade des maquettes 3D, alors que le stade suivant, la généralisation du 3D incluant la mise en œuvre d’entrepôts de données 3D est techniquement possible, même si on identifie sur ce point divers problèmes à résoudre : problèmes techniques liés à l’interopérabilité des outils et aux modèles de données, question du stockage des représentations (textures), usages à développer, problèmes organisationnels posés par la maîtrise des flux de données 3D…
Cette intervention a donc pour objectif de montrer dans quel sens devrait évoluer la 3D dans les organisations dans les années à venir, de pointer les problèmes qui restent à résoudre et les choix à faire sur les plans techniques et organisationnels.

Cette session, organisée par le forum français de l’OGC et le groupe OGC de l’AFIGEO, a pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement des standards OGC, d’illustrer leur intérêt par une démonstration d’interopérabilité concernant les POS/PLU et de présenter les actions de sensibilisation et d’information en cours (élaboration de fiches usages notamment).Nouvelle information

Une mini-session animée par François Robida, BRGM - Mercredi 5 mai de 17h à 18h

pictos-H-petitLes ronds de couleur renvoient au public visé par chaque intervention

Tout publicL’implémentation des standards OGC en France : présentation de l’enquête réalisée par le forum français et le groupe OGC de l’AFIGEO par Henri Pornon, IETI Consultants

Tout publicVisualiser les PLU et servitudes accessibles par WEB Services : un exemple d’utilisation des standards par François Salgé, MEEDDM et Albert da Silva, GeoConcept

Tout publicComment faciliter la prise en main des standards OGC ? Présentation des projets de fiches usages en cours de réalisation par le groupe OGC de l’AFIGEO et le forum français de l’OGC

La notion de qualité est cernée depuis plusieurs années. Pourtant, les producteurs de données métiers hésitent à diffuser leurs données car elles ne sont pas de qualité suffisante à leurs yeux. Comment changer notre regard sur la qualité et bâtir des systèmes de certification efficaces ? Les métadonnées sont-elles la seule panacée ? Doit-on encore parler de qualité ou d’adéquation à l’usage ? Exemples et réflexions alimenteront le débat. Cette session se terminera par une table-ronde : La question de la qualité à l’heure de la géomatique collaborative.

Président de session : Gilles Troispoux, pôle géomatique du CERTU, MEEDDM - mercredi 5 mai

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Tout public9h30-10h00 : La recherche sur la qualité de l’information géographique : solutions, enjeux et perspectives par Rodolphe Devillers, Université de Terre-Neuve (Canada)

Cette présentation vise à présenter un portrait général de l’état de la recherche dans le domaine de la qualité de l’information géographique, ainsi que de mettre en relation les résultats de recherche avec la pratique professionnelle. Un bref historique des résultats principaux obtenus en recherche dans les dernières décennies et de leurs impacts sur le plan opérationnel sera d’abord effectué. Il portera principalement sur le développement de méthodes permettant de mesurer ce que l’on appelle la « qualité interne » (le niveau d’adhérence entre données produites et données qui auraient dû être produites). Ensuite, la présentation s’orientera sur des problèmes plus récents consistant à assister les utilisateurs dans l’évaluation de l’adéquation entre données et usages, appelé « qualité externe ». Les récentes avancées en recherche sur ce thème, ainsi que les problèmes rencontrés, seront résumés et des perspectives de solutions seront suggérées, montrant que malgré des décennies de recherche sur le thème, la qualité des données fait encore bel et bien l’objet de débats…

Décideurs et techniciens10h00-10h30 : Evaluation et communication de l’impact de la précision géométrique, proposition d’un modèle basé sur la connaissance des processus de production par Jean-François Girres, COGIT-IGN

L’évaluation de la précision géométrique constitue un enjeu majeur dans le cadre de la mise à disposition des bases de données géographiques. La communication de cette information et de son impact est fondamentale pour l’utilisateur final, afin d’éviter une mauvaise perception de l’espace, ou une sur ou sous évaluation de phénomènes.
Cette information, bien que généralement renseignée par les producteurs de données (sous forme d’erreur moyenne quadratique par exemple) n’est pas formulée de manière compréhensible, et finalement manipulable, pour l’utilisateur final. Par exemple, comment informer l’utilisateur du risque d’erreur sur un calcul simple (d’aire ou de longueur) à partir du jeu de données qui lui est fourni? Cette information sur l’incertitude liée à l’usage du jeu de données, est bien plus délicate à fournir qu’il n’y parait, d’une part parce que l’information sur la précision géométrique, même renseignée, n’est pas facilement exploitable, d’autre part parce que les usages peuvent varier infiniment.
Les méthodes de contrôle qualité traditionnelles, à partir d’un jeu de données de référence de résolution supérieure, peuvent permettre de renseigner cette incertitude, mais le problème se pose davantage lorsque pas ou peu de données de référence sont disponibles. Dans ce cas, la connaissance des sources potentielles d’erreurs durant la production du jeu de données offre une piste intéressante afin d’évaluer l’incertitude portée par le jeu de données à évaluer.
L’exposé présentera ce travail de recherche, qui fait l’objet d’une thèse de doctorat engagée en 2009 au sein du laboratoire COGIT, sur la conception d’un modèle d’évaluation des imprécisions géométriques dans les données vectorielles. Le but de ce travail consiste à faciliter l’évaluation d’un jeu de données à partir d’hypothèses sur le processus de production, afin de fournir une information exploitable pour l’utilisateur final.

10h30-11h30 : Pause

Décideurs et techniciens11h30-12h00 : Apport de la géovisualisation pour la cartographie de l’incertitude : application aux évènements liés aux risques naturels par Aurélie Arnaud, laboratoire Pacte-Territoire

L’étude des risques naturels repose, entre autre, sur la connaissance des évènements passés. Cette dernière s’appuie, de plus en plus sur l’outil cartographique, moyen de communication, de diffusion mais aussi outil d’analyse d’information et de production de nouvelles connaissances. Les évènements passés sont décrits par un ensemble d’informations multidimensionnelles (espace, temps, attributs thématiques, documents), issues de sources hétérogènes plus ou moins précises, comprenant une part importante d’expertise mais aussi d’incertitude liée à la complexité du phénomène à étudier ainsi qu’aux interprétations humaines et techniques. L’information incertaine peut concerner l’objet spatial lui-même (forme, position), ses attributs thématiques ou documentaires, ses caractéristiques temporelles, mais aussi les sources à partir desquelles sont issues les données. Renseigner sur l’incertitude de l’information constitue un enjeu majeur pour l’amélioration des connaissances liées aux risques et la prise de décision. Toutefois, l’incertitude est rarement prise en compte dans les productions cartographiques, même si cette notion est reconnue comme une dimension intrinsèque de l’information sur les risques naturels ; ceci est lié essentiellement aux caractéristiques de la modélisation cartographique classique: Comment afficher sur une carte, déjà très chargée en information, cette dimension ? Comment assurer la lecture, la compréhension et l’analyse des niveaux d’incertitude attachés aux objets spatiaux ainsi qu’à ces différents composants ? Comment éviter la surcharge cognitive d’une carte représentant des informations multidimensionnelles et complexes ?  Aujourd’hui, les nouvelles techniques de cartographie offertes par la géovisualisation ouvrent des opportunités pour rendre compte de la complexité croissante de l’information geo-référencée.
Notre objectif est donc de proposer des méthodes et outils pour rendre compte de la dimension incertaine qui peut caractériser l’information sur les événements liés aux risques naturels, en nous appuyant sur la géovisualisation et la définition de variables géovisuelles venant compléter le langage cartographique.

Décideurs et techniciens12h00-12h30 : Est-ce la qualité des données qui fait débat ou la compréhension des données et la définition des besoins ? par Henri Pornon, Ieti Consultants

Pour aborder correctement le problème de la qualité des données et changer notre regard sur la qualité, il faut en premier lieu rappeler quelques fondamentaux :
- une donnée n’est pas donnée mais construite, ce qui signifie qu’elle ne peut en aucun cas avoir un caractère d’universalité.
- Les problèmes de qualité peuvent résulter d’inadéquation entre l’objectif initial de production et le résultat atteint, mais résultent en fait plus souvent du décalage entre les objectifs de production et les attentes d’utilisation.
- Le débat sur la certification des données est inséparable de celui concernant leur standardisation.
Ceci nous conduit à nous demander si le problème de la qualité des données est un problème de spécification, de contrôle ou d’usage. En effet, au-delà du débat sur l’utilité des métadonnées ou de la nécessité de dispositifs de certification (qui ne peut concerner que des données standardisées), la question est surtout celle de la rencontre entre les exigences et objectifs respectifs des producteurs et des utilisateurs de données. Cette question se traite différemment suivant qu’on se situe dans une logique marchande (producteur de données sur étagères proposant des bases de données standardisées, processus de production à façon d’un fournisseur pour un client) ou dans une logique partenariale (échange et mutualisation de données métiers).

12h30-14h30 : Déjeuner

14h30-15h00 : Grand témoin : Rencontre avec Dominique Boullier

Tout public15h00-15h30 : Retours d’expérience sur le management de la qualité des données dans des projets internationaux par Sophie Reynart, IGN

Retour d’expérience en management et contrôle qualité dans des projets d’acquisition d’information géographique et d’intégration SIG. Projets de SIG cadastral au Nicaragua, SIG en agronomie en Egypte, et refonte de la chaine cartographique du Survey of Bangladesh. Comment maitriser la qualité de la donnée au fil de la chaine de production en contrôlant les entrants et les processus ? Comment estimer la qualité d’un produit en sortie ?

Décideurs et techniciens15h30-16h00 : Une approche pragmatique de la qualité des données en Charente-Maritime par Emanuel Jobin, SI 17 .

Notre retour d’expérience de 10 ans d’une politique départementale SIG a permis d’identifier localement différents problèmes liés à la qualité des données, à leurs échanges et surtout à leur réutilisation dans les différents SIG des services publics locaux. La qualité des données revêt plusieurs facettes et elle est de la responsabilité des producteurs de données (locaux et nationaux). Fort de ce constat, il s’est avéré nécessaire d’aborder de façon simultanée les réponses à mettre en œuvres afin qu’elles soient pérennes en appliquant les processus de subsidiarité, d’interopérabilité et de consensus.
L’analyse des différents aspects de modélisation, construction, mise à jour, contrôle, échanges et coordination des acteurs dans leur rôle de « producteurs de données » ont permis, au regard des problématiques identifiées, de construire des solutions dénommées en Charente-Maritime « Géoservices », déclinable par thématique.
3 Géoservices seront présentés de façon succincte. Ils permettent de démontrer que des actions locales peuvent être mises en œuvre, mais qu’elles doivent être combinées de façon systématique avec le niveau national dans le cadre d’une animation-coordination des différents acteurs :
- Amélioration de la qualité du PCI Vecteur (propriété privée) ;
- Appariement de données autour de la thématique « voirie » ;
- Expertise de la qualité sur les données littorales à travers le site pilote Marennes Oléron.

16h00-17h00 : Pause

17h00-18h00 : La question de la qualité à l’heure de la géomatique collaborative, table-ronde animée par Serge Mang (Gaiago), avec Anne Ruas (IGN, laboratoire COGIT), Bernard Allenbach (SERTIT), Patrick Gendre (CETE Méditerranée, sous réserve) … autres intervenants à confirmer.

L’information géographique touche un public nouveau (nouveaux métiers, ouverture vers le grand public). Par ailleurs, les cartes sont « brouillées » et les utilisateurs peuvent aussi bien être des producteurs. Du B2B (business to business), on est passé au B2C (business to consumers), et le marché glisse doucement vers le C2C, voire le C2B ! Les problématiques de qualité inhérentes à cette évolution sont totalement nouvelles. D’une part parce que la manière de produire a changé, mais aussi parce que l’approche de la qualité a radicalement évolué. La donnée géographique, hier qualifiée uniquement par des critères quantitatifs objectifs comme la précision géométrique, se transforme peu à peu en degré de satisfaction apporté aux utilisateurs.
Les concepts « ISO 19113″ et « contribution bénévole » convergent progressivement. La table ronde proposera un débat entre utilisateurs, producteurs traditionnels, chercheurs et coproducteurs de plateformes géographiques collaboratives et interrogera sur la convergence des problématiques de qualité entre usages professionnels et grand publics.

Les professionnels de la géomatique ne peuvent plus ignorer les API grand publics, liées aux globes virtuels ou aux sites de cartographie et de calculs d’itinéraires. Entre concurrence et complémentarité, ils doivent trouver la bonne place pour ces nouveaux outils qui ont permis à la géomatique de sortir de son cercle restreint de techniciens. Comment s’y retrouver dans une offre désormais pléthorique et que faire avec ces API ? Cette session aborde la question sous deux angles : des ateliers de prise en main de quelques API, sous forme de « master-classes » en petits groupes, puis une session sur l’offre et présentant des exemples d’utilisation. Cette deuxième partie se terminera pas une table-ronde : Jusqu’où peut-on aller avec les outils grands publics ?

Lien vers la description des Master-class du mardi 4 mai

Président de session : Bruno Iratchet, Georezo, Realia - Mercredi 5 mai

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Décideurs et techniciens9h30-10h00 : Panorama des APIs Cartographiques, par Cédric Moullet, Camptocamp

Ce panorama présentera dans une première partie un historique sur le sujet : la naissance des APIs et la démocratisation de l’utilisation de la cartographie qu’elles ont provoquées. Dans une deuxième partie, je présenterai les différents acteurs ainsi que les statistiques sur l’utilisation des différentes APIs disponibles sur le marché. Une comparaison détaillée des technologies, des données disponibles et des fonctionnalités sera faite en prenant pour exemple des APIs caractéristiques ( open source vs propriétaire, technologies riches (Silverlight/Flex) vs Javascript). Cette partie sera clôturée par une présentation des différentes licences d’utilisation.
Pour terminer, quelques slides sur le futur de ces APIs : place de la réalité augmentée, nouveaux services, etc

Décideurs et techniciens10h00-10h30 : Comment s’y retrouver dans les API grands publics pour la mise en place de sites cartographiques ? par Cédric Moullet, Camptocamp

De nombreux API grands publics peuvent être utilisées pour la mise en place de sites cartographiques. Cet exposé a pour but de présenter un panorama de ces API, comme Yahoo Maps, Google Maps, GeoNames, Cloudmade, IGN API Géoportail, MapQuest etc… et de montrer la manière de les utiliser dans la mise en place de sites cartographiques.
Chacune de ces API proposent des services différents comme le geocodage,l’accès à des tuiles, l’accès aux données, la définition de la symbologie, le calcul d’itinéraire et bien d’autres encore.  Ces services seront présentés à travers des exemples d’applications existantes.
Lorsque ces API sont utilisées, il est important de se poser des questions au niveau des technologies à utiliser pour accéder aux API, au niveau des licences, au niveau de leur disponibilité, au niveau des conditions d’utilisation, au niveau de leur performance ou encore au niveau de leur facilité d’implémentation. Ces thèmes seront abordés et permettront à l’auditeur de s’y retrouver dans le large éventail d’API cartographique à disposition.

10h30-11h30 : Pause

Décideurs et techniciens11h30-12h00 : L’intégration des API grand public pour développer et mettre en production des applications B2C : Contraintes, Enjeux et gestion de projet par Eudes Du Rivau, Maporama Solutions

Nous évoquerons dans cette conférence qui s’adresse à des Gestionnaires de Projets les points suivants :
1 – Définition et panel des API existantes : Donner à l’assemblée les moyens de choisir une API plutôt qu’une autre
2 – Compétences requises : Identifier dans l’Entreprise les personnes qui pourraient travailler à partir d’une API. Donner des indicateurs permettant de valider la limite de ce que l’on peut faire avec une API
3 – Contraintes techniques et légales : Lister les pré-requis technologiques en fonctions du contexte technique de l’Entreprise. Proposer une grille des risques légaux
4 – Enjeux techniques et financiers : Avantages et maintenances du code au dessus d’une API. Risques financiers, maîtrise budgétaire
5 – Retour d’expérience sur la gestion de tel projet : Donner un aperçu de ce que nous avons vécus et des obstacles rencontrés

Tout public12h00-12h30 : Utilisation de l’API Géoportail pour le partage d’évolutions terrain, par Jean-Marc Viglino, IGN

La puissance des nouvelles technologies révolutionne la façon de collecter, cartographier, partager l’information géographique. Les remontées d’informations pour la mise à jour des référentiels nationaux, hier encore majoritairement fournies sous forme papier, peut aujourd’hui se faire au travers d’API géographiques et profiter pleinement des avantages inhérents à ce genre d’outils (suivi, accessibilité, partage, mutualisation).
Cependant, si la technologie est au point, la mise en place des circuits d’administration pour la validation des remontées et leur intégration aux chaînes de productions existantes reste encore à développer.
Nous présenterons ici, l’état de nos développements et réflexions en la matière et nos premiers retours d’expérience pour la mise en place d’une chaîne de remontée d’information partagée entre l’IGN et ses partenaires institutionnels (RIPart)

12h30-14h30 : Déjeuner

14h30-15h00 : Grand témoin : Rencontre avec Dominique Boullier

Décideurs et techniciens15h00-15h30 : Mise en œuvre de différentes API géographiques ayant pour toile de fond les crues 1910 de la Seine par Gabriel Cardon, Format Web.

Il s’agira ici de présenter les travaux de mise en place du site http://www.crue1910.fr/ géré par la DIREN Ile-de-France, réalisé sous la maîtrise d’ouvrage du MEEDDM par la société FormatWeb, et qui utilise l’API Géoportail avec les référentiels IGN, l’emprise de la crue de 1910, la carte topographique 1900 et des couches spécifiques, inondations des caves et photos d’époques…
FormatWeb a également réalisé le site http://www.seineenpartage.fr/portail/, déjà opérationnel et réalisé pour la « Seine en partage » avec l’API Google Maps.
L’intervenant présentera ses travaux de mise en place d’API géographiques en général, en focalisant plus particulièrement sur ces deux approches concrètes et parallèles ayant pour toile de fond les inondations de la Seine.

Tout public15h30-16h00 : Jusqu’où peut-on aller avec les outils grands publics ? Table-ronde animée par Bruno Iratchet, GeoRezo, Realia avec Patrick Leboeuf (IGN), Henri Moché (Mappy), Cédric Moullet (Camptocamp), Cédric Bonnot (Expertime), Nicolas Bozon (3LIZ)…

Interopérabilité, ça vous cause ?

Et si vous posiez un regard différent sur l’interopérabilité ? Si vous nous faisiez part de tout ce que ce mot vous inspire ? Car avouez, il y a de quoi s’amuser avec un mot pareil !

L'interopérabilité en images

L'interopérabilité en images


Nous vous proposons de nous retrouver autour d’un verre, entre 18h et 20h, pour présenter vos textes, poèmes, coups de gueule, dialogues improbables, charades et jeux de mots autour de l’interopérabilité pendant les Rencontres 2010. Espérons que nous ferons aussi bien qu’en 2009, où métadonnées nous avait bien fait rire !

Cette animation se déroulera le 4 ou le 5 mai au soir… nous vous préciserons la date dès que possible !

Aujourd’hui, le territoire peut se vivre de nouvelles façons qui s’appuient sur des données géographiques. Quelles sont les techniques exploitables aujourd’hui et demain ? Comment changent-elles le rapport entre le dispositif technique et son utilisateur ? Chercheurs et entrepreneurs nous présentent leurs premières expériences dans des domaines très variés : de l’éducation à la concertation politique, en passant par la gestion des risques majeurs et le tourisme.

Président de session : Thierry Joliveau, CRENAM, Université de Saint-Etienne - Jeudi 6 mai au matin

pictos-H-petitLes ronds de couleur renvoient au public visé par chaque intervention


Tout public9h00-9h30 : MedFire : serious gaming et information géographique au service de la lutte contre le risque incendie par David Riallant, Pict-Earth

MEDFIRE propose, au travers d’un serious game (Wii PC), une sensibilisation de la population aux ravages que causent les  feux de forets en région PACA, une formation aux réflexes qui sauvent et une incitation au respect des hommes et des femmes qui luttent contre le feu. Soutenu dans le cadre du programme d’aide à l’innovation PACALAB et par la Communauté Urbaine de Marseille, ce projet se construit autour de 2 axes : développement d’un jeu vidéo avec ses propres codes (scénario, contraintes techniques, cible utilisateur) et connexion avec le monde de l’information géographique (construction des scènes en 3D, connexion avec des données terrain temps réel). Le fruit de cette rencontre ouvre des perspectives passionnantes dans chacun des univers concerné.

Tout public9h30-10h00 : Un guide touristique en réalité augmentée par David Beni, ArxIT.

La Ville de Genève et la Fondation pour le Tourisme ont  décidé d’appréhender la problématique des guides touristiques de manière différente grâce à une nouvelle application mobile innovante.
L’application, basée sur un système géocollaboratif, permet à chaque utilisateur de consulter des données touristiques (musées, points d’intérêts, circuits de randonnée, etc …), d’ajouter ses propres tags virtuels, mais aussi de commenter les tags existants.
Cette approche géocollaborative a nécessité la mise en place d’un moteur de confiance pour fiabiliser les informations saisies par les utilisateurs (pour éviter les spams, etc).
L’innovation principale réside dans la visualisation des informations touristiques sous forme de réalité augmentée offrant une manière innovante et ludique de découvrir une région.

Tout public10h00-10h30 : Du SIG au jeu de rôle, histoire d’un transfert de connaissances des scientifiques aux scolaires, par Françoise Gourmelon, laboratoire Geomer, CNRS

Cet exposé retrace  la démarche interdisciplinaire menée dans le cadre du projet « Modélisation multi-agents et jeu de rôles, des outils de médiation et d’apprentissage au service du développement durable » (Région Bretagne, CNRS). La problématique concerne  l’analyse des interactions nature-sociétés au sein d’une réserve de biosphère insulaire (Mab Unesco) confrontée  à des mutations paysagères et sociales. La démarche est fondée sur la modélisation d’accompagnement qui propose un cadre conceptuel adapté aux problématiques de gestion des ressources renouvelables. Utilisant les informations archivées dans un SIG, le projet s’est articulé sur la conception d’un modèle conceptuel, d’un prototype informatique support de scénarios plausibles et d’un jeu de rôles. Réalisé en étroite collaboration entre  les sphères scientifique et  éducative, il est adapté au programme scolaire des classes de seconde et intégre un atelier pédagogique proposé par Océanopolis sur le thème « Entre terre et mer, les littoraux ». Les conditions de ce transfert de connaissances, notamment éthiques et  techniques, sont présentées

10h30-11h30 : Pause

Tout public11h30-12h00 : Géomatique et réalité augmentée pour des jeux mobiles situés dans des espaces réels, aspects techniques par Sylvie Daniel et Thierry Badard, Université de Laval.

Une implication accrue de la géomatique dans le domaine des jeux vidéo constitue un moyen efficace de sensibiliser les adolescents à l’omniprésence de la géomatique dans leurs activités quotidiennes. Cette sensibilisation est primordiale en termes de promotion de la géomatique et des sciences et technologies en générale, et afin de lutter contre le décrochage scolaire en particulier. La convergence des domaines du jeu vidéo et du géospatial implique, entre autres, la définition de nouvelles techniques et technologies de Réalité Augmentée (RA) permettant de maintenir le sentiment de présence et d’immersion du joueur dans le déroulement du jeu. La restitution et visualisation 3D, au cœur de la RA, constituent le mode de visualisation de l’information géospatiale le plus naturel (i.e. celui qui correspond le mieux à notre perception spatiale du monde réel). De plus, la réalité augmentée offre des technologies dont le potentiel dépasse les limitations des moyens de représentation classiquement utilisés pour l’apprentissage. La conférence proposée va décrire les enjeux et perspectives relatifs à la géomatique au service des jeux vidéo, notamment mobiles. Elle abordera en particulier les technologies géomatiques pouvant bénéficier au domaine des jeux basés sur la localisation et la mobilité des joueurs, et les bénéfices pouvant être tirés de l’exploitation de la réalité augmentée. Ces aspects seront illustrés au travers de quelques exemples d’applications représentatives élaborés au sein du projet GéoÉduc3D, visant à proposer des jeux mobiles éducatifs, basés sur la localisation, s’appuyant sur les technologies géospatiales.

Tout public12h00-12h30 : GéoÉduc3D ou comment allier jeux sérieux, géomatique et réalité augmentée : retours d’expériences par Sylvie Daniel et Thierry Badard, Université de Laval.

Une implication accrue de la géomatique dans le domaine des jeux vidéo constitue un moyen efficace de sensibiliser les adolescents à l’omniprésence de la géomatique dans leurs activités quotidiennes. Cette sensibilisation est primordiale en termes de promotion de la géomatique et des sciences et technologies en générale, et afin de lutter contre le décrochage scolaire en particulier. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de recherche GéoÉduc3D. Celui-ci a pour finalité de proposer des jeux mobiles éducatifs, basés sur la localisation, s’appuyant sur les technologies géospatiales et explorant des questions thématiques auxquelles le jeune public des adolescents est sensible : les changements climatiques; le développement durable. Géoéduc3D vise également à exploiter des solutions adaptées de visualisation et d’interaction avec les informations géospatiales centrées sur la réalité augmentée (RA). La restitution et visualisation 3D, au cœur de la RA, constituent le mode de visualisation de l’information géospatiale le plus naturel (i.e. celui qui correspond le mieux à notre perception spatiale du monde réel). La RA permet d’enrichir l’expérience du joueur, c’est-à-dire l’apprentissage ludique, en proposant un apprentissage situé, ancré dans la réalité. La conférence proposée va s’intéresser au contexte des jeux sérieux mobiles en réalité augmentée. Elle abordera, au travers de comptes rendus d’expérience au sein du projet GéoÉduc3D, les aspects relatifs à leur design et les défis inhérents à leur mise en œuvre.